Une étude menée par NSF sur cinq marchés européens révèle que 88 % des fabricants s’attendent à ce que les capacités de test et d’audit retardent la mise en conformité du secteur, alors que 30 % d’entre eux ne prévoient pas de choisir un partenaire externe avant 2027. En France, les produits doivent disposer d’une évaluation ACS ou CLP valide au 31 décembre 2026 pour bénéficier d’une couverture transitoire jusqu’en 2032, et ces évaluations prennent plusieurs mois
Ce que cela signifie en France
La période de transition vers l’EU-MHR est plus courte que ne le supposent de nombreux fabricants
Les fabricants anticipent des goulots d’étranglement au niveau des essais et des audits
Les preuves de conformité fournies par les fournisseurs constituent le deuxième point de blocage
Ce que les fabricants peuvent faire dès maintenant
Consultez l’étude
À propos de l’étude : Étude menée en ligne par Opinium Research pour le compte de NSF, du 15 au 20 juin 2026, auprès de 110 cadres et décideurs chargés ou supervisant la conformité réglementaire, l’assurance qualité, les opérations, le développement de produits ou les fonctions commerciales au sein d’organisations fabriquant et fournissant des produits entrant en contact avec l’eau potable au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne. Opinium Research est membre du British Polling Council et respecte ses règles. Tous les résultats reflètent la situation au moment de l’enquête sur le terrain. Les résultats par pays sont basés sur des sous-échantillons de moins de 50 personnes interrogées et doivent être considérés comme purement indicatifs.
À propos de la directive européenne révisée sur l’eau potable et des exigences minimales d’hygiène de l’UE (EU-MHR) : La directive révisée sur l’eau potable (directive (UE) 2020/2184) a été adoptée en décembre 2020. Son article 11 établit les exigences minimales d’hygiène de l’UE (EU-MHR), un cadre unique et harmonisé pour les matériaux et produits en contact avec l’eau potable, remplaçant les systèmes d’agrément nationaux fragmentés tels que l’UBA en Allemagne et l’ACS en France.
Dates clés : Les dispositions de l’article 11 s’appliquent à compter du 31 décembre 2026, le règlement EU-MHR régissant les produits concernés mis sur le marché à partir du 1er janvier 2027 s’appliquant directement dans tous les États membres de l’UE. Les produits titulaires d’un certificat d’hygiène national éligible valable au 31 décembre 2026 peuvent continuer à être commercialisés dans le cadre de ces régimes nationaux jusqu’au 31 décembre 2032, à condition qu’aucune modification n’affecte leur composition, leur processus de fabrication ou leurs performances. La couverture prend fin plus tôt pour certains produits : en Italie, le 31 décembre 2030, pour les produits qui ne respectent pas la limite de 5 microgrammes par litre de plomb dans certaines infrastructures hydrauliques, et en Allemagne, pour les alliages contenant du plomb dépassant cette limite à compter du 12 janvier 2028. Les substances de départ autorisées en vertu des dispositions nationales entre le 13 juillet 2021 et le 31 décembre 2026 ne sont maintenues que si elles respectent la limite de 5 microgrammes par litre de plomb à la sortie du robinet. La couverture nationale est territoriale et ne confère pas un accès au marché à l’échelle de l’UE. Après la période de transition, la certification EU-MHR deviendra la voie à suivre pour garantir la conformité en matière d’hygiène sur l’ensemble du marché de l’UE. La forme de l’agrément national et le délai pour l’obtenir varient selon les États membres.
Agréments nationaux éligibles : La période de transition s’applique aux produits déjà couverts par des agréments nationaux en matière d’hygiène éligibles valables au 31 décembre 2026, et les critères d’éligibilité varient selon les marchés. L’Allemagne accepte soit une attestation de conformité en matière d’hygiène, soit une autodéclaration du fabricant ; en vertu des dispositions transitoires de l’UE, aucune nouvelle attestation ne pourra être délivrée sur la base des critères d’évaluation de l’Agence fédérale allemande pour l’environnement (UBA) à compter du 31 décembre 2026, et les organismes de certification ont fixé leurs propres dates limites, antérieures à cette date. L’Autriche exige un enregistrement assorti d’une surveillance continue par un tiers et n’en délivrera plus après le 31 décembre 2026. La France utilise une évaluation ACS ou CLP, l’Italie s’appuie sur le décret ministériel 174/2004, et ce que l’Espagne reconnaîtra en vertu du Real Decreto 3/2023 reste à confirmer. La couverture transitoire est territoriale et figée : une homologation nationale ne constitue pas un passeport valable dans toute l’UE, et toute modification de la composition, de la formulation ou du processus de production peut y mettre fin. Les fabricants ne disposant pas de preuves de conformité nationales admissibles devront évaluer la voie harmonisée de l’UE pour les produits concernés mis sur le marché à partir du 1er janvier 2027.
À propos de NSF : Depuis plus de 80 ans, NSF aide les entreprises et les consommateurs à s’y retrouver en toute confiance dans un environnement complexe grâce à des normes fondées sur la science, des essais rigoureux, des certifications, des recherches et des services de conseil dans les domaines de l’alimentation, de l’eau et du bien-être. Guidée par sa mission de protection et de promotion de la santé humaine, NSF œuvre à renforcer la confiance dans les produits, les systèmes et les services sur lesquels les gens comptent au quotidien. De l’expertise scientifique à l’élaboration de normes, en passant par les essais et la certification, NSF aide les organisations à relever le niveau en matière de qualité, de sécurité, de transparence et de conformité à travers le monde.

